MDblogue

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jeudi 27 mars 2008

Le faux retour pour une vraie arrivée

Un faux retour sur ce blog, qui est aussi désespérément fixe que je suis mobile.

Par contre dans ma ville, une vraie arrivée, celle d'une nouvelle maire : Dominique Voynet !
Des espoirs de changement se bousculent à la porte du bâtiment gris et sévère de la mairie.
Par derrière en sortent des bennes d'archives broyées (de bonne guerre ?).
A l'intérieur un groupe de vaillants (je vous épargne le "khmer vert") s'apprêtent à prendre en main les dossiers (chaud-bouillants va de soi) et à passer des nuits blanches dessus.

Pour ma part je travaille à mon diplôme (une bonne année encore), je rêve à mes vacances d'été sur les plages paradisiaques et je confonds la syntaxe de Dotclear et de Wikipédia car je sévis plus sur le second que le premier.

Qu'à cela ne tienne,
Bip bip bip...
Le son s'éloigne
Et MDblogue va retomber dans son sommeil.

mercredi 7 novembre 2007

La petite bête noire, qui monte, qui monte...

Presque un mois sans billets, le constat est évident, mes occupations ne me laissent pas trop le temps d'écrire. Un peu moins d'envie aussi, il faut bien que les vagues aient des creux de temps en temps :) Pour le reste, j'espère pouvoir bientôt taper quelques séries de lignes sur le développement économique et l'aide aux entreprises à Paris puisque c'est dans ce domaine que va se situer le projet collectif sur lequel je travaille. Encore faudra-t-il que je prenne les quelques minutes nécessaires et ce n'est pas chose gagnée.

Le clavier me gratouille cependant de plus en plus quand j'écoute les informations.

Le monde entier semble découvrir que le prix du pétrole augmente et que OUI, SURPRISE, celà va impacter les activités économiques qui en dépendent. Amusant de voir les poires tomber du pommier secoué en réclamant qui une diminution des taxes là, qui une subvention ici... Et moins drôle de constater que le gouvernement pioche des lapins dans des chapeaux en accordant tout ce qu'on lui demande.

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mercredi 10 octobre 2007

Sur les mêmes quais, en suivant la vague...

Flux, reflux, écoulements, entonnoirs, marées humaines...
Les couloirs du métro composent un milieu presque aquatique.
Rivières souterraines charriant ces petits morceaux de bois flottants que sont les franciliens.

Et comme sur les fleuves, pour s'y mouvoir, un code coutumier de navigation.

Changement RER A - ligne 4 :
Remonter le flot à contre courant dans le couloir menant à la ligne 14.
Eviter les terriers de castors arrêtés devant les escaliers mécaniques cherchant leur chemin sur leur plan pliant du métro.
Esquiver les touristes japonais ammarés là on ne sait pourquoi, jeter un oeil sur les panneaux d'affichage portant les pubs des films à sortir, saluer de la tête le joueur de flûte de pan (reconnaît-il tous les voyageurs ?).
Arriver sur la gauche au petit escalier étroit sans direction indiquée, arrêt "Chatelet" égaré au plus près de la plate-forme des Halles.
Ecouter les sons venant d'en haut pour savoir s'il faut monter les marches 4 à 4 ou prendre son temps dans l'ascension.
Se faufiler sur le quai jusqu'à la tête du train, où sera la sortie à St Germain des Prés.

Voilà, c'est officiel, j'ai repris la lecture d' Un ethnologue dans le métro, de Marc Augé. Petit livre d'anthologie dont la référence me venait d'on ne sait où (à moins qu'on me l'ai donné dans mes cours de culture G à l'époque héroïque de ma préparation de concours). A lire et à relire. Recueil de perles, parisiens ou franciliens usagers du métro, vous vous retrouverez dans toutes ses lignes (et dans tous les sens du terme ;).

mardi 9 octobre 2007

Métro du soir, espoir ?

Hier soir, quai du RER A, 21h40 et des poussières de sommeil... He, ho, he, ho, on rentre de Sciences Po.

Les gens se jettent sur le train comme des vautours sur un mouton blessé égaré du troupeau. Sont-ils tous donc en train de rêver de leur oreiller ?

Ou est-ce un cauchemar éveillé ?

Sera-ce ce soir pareil que cette veille longuette ? 21h40 et les mêmes poussières, je serai sur le même quai. Je vous dirai.

dimanche 7 octobre 2007

Du vide au plein, une journée dans le métro parisien

Samedi matin sept heure vingt :
A quelques encablures de la rue de Vaugirard, une dizaine de coups d'ailes de la tour Montparnasse, je mets mon nez dans l'impasse. On est à Paris d'ailleurs, on ne dit pas impasse, on dit villa. Ca vous fait les adresses plus belles. Les yeux encore tout pleins de sommeil, marche sur les pavés pour tonifier les jambes. Le discret Café des Artisans n'est même pas encore ouvert, le vieux tenancier finit sa nuit, samedi matin c'est répit d'aube pour lui. La cour artisanale du n°12 n'a pas encore ouvert sa grande porte métallique. Un petit camion, un vélo attaché à un poteau, ce Paris lunatique dévoile enfin sa face cachée. Passants fantômes, circulation automobile en pointillés, quelques Vélib' matinaux, suis-je sur la lune, est-ce bien la capitale ? Et pourtant j'engage mon pied droit rue de Vaugirard et ces effluves feutrées persistent.

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mercredi 26 septembre 2007

Sciences-po, beau jabot !

Nos chers ministres gonflent haut le jabot : ils ont fait Sciences Po !

Enfin c'est ce que disent leurs CVs... Rues89 farfouille et trouve les raccourcis trop courts.

Et puis, la belle affaire, faut-il avoir fréquenté les murs et le cheminées du 27 pour être un bon ministre ?
Tout ça pour que finalement on s'aperçoivent qu'une bonne partie a fréquenté les cours mais pas été reçus à l'examen de fin d'études !
Mais qu'est-ce qu'ils ont fichu ?

Ouh les tricheurs !

dimanche 9 septembre 2007

La tour vue d'insecte...

Il y a quelques temps, je vous montrais le coeur de Paris, un bout de terre vu du ciel - ou plutôt... du haut de la Tour Eiffel. C'est notre ciel à nous, les parisiens.

Voici, en contrepoint, la fameuse tour, vue par des yeux d'insectes.
Un jeudi soir de septembre, à la nuit tombée.

Elle brillait de ses milles facettes comme un oeil de mouche dans lequel on aurait planté un ballon de rugby géant.
A ses pieds, sur le plus grand des champs de Paris, se promenaient en jachère mauvaises herbes et jeunes gens bien mis, célibataires en quête d'âmes soeur et amis de toujours, groupes d'ados caquêtant sous les arrosages et vieux couples comparant leur longévité à celle de la tour centenaire.
Sur la Seine passaient des péniches insoupçonnées et sur les quais, nous battions le pavé.
A mes côtés une amie depuis longtemps pas vue, pendant qu'une autre, à l'autre bout de Paris, faisait ses derniers préparatifs, en partance pour une année d'humanitaire en Afrique. Hâte de lire de ses nouvelles !

mercredi 5 septembre 2007

Un ordinateur avec du vrai bambou dedans !

Décidemment, le bambou est dans l'air du temps, après la proposition de Fabius d'en implanter des forêts dans les pyrénées, voici l'entreprise Asus qui nous propose d'en mettre dans un ordinateur portable !

Fantaisie d'écolos extrémistes ? Poisson d'avril s'échappant de son mois ? Rien de tout ça, c'est l'excellent blog d'Isabelle, Eco-echos, qui m'a mise sur la piste. Et l'info date de juin, si j'en crois le communiqué de presse trouvé sur le site d'Asus.

Tout ça part d'une réflexion très sérieuse et d'un constat écologique alarmant : les composants contenus dans nos ordinateurs et autres machines électroniques sont souvent hautement toxiques. Et les déchets électroniques, comme pour nos gros bateaux amiantés, sont envoyés dans les pays en développement pour être retraités, démantelés et éventuellement recyclés (dans le meilleur des cas). Sans aucune protection, des populations pauvres manipulent ces bombes à retardement chimiques, s'intoxiquent et relâchent dans l'air et dans les sols les produits toxiques utilisés dans les produits high-tech. Encore une fois, les pays développés reportent sur les pays pauvres les pollutions qu'elles générent, plutôt que de les gérer chez elle.

Vous pouvez lire la suite de cet article ici (lien ci-dessous) ou sur Ecopolit !

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lundi 3 septembre 2007

Fabius, écolo à la noix d'ours !

Mouhahaha... pliée en deux, je me dois de partager avec vous la bonne blague du jour.

Perle dénichée parmi les communiqués de presse des Verts, et que l'on doit à Môooo-sieur Fabius, alias l'homme de la vraie gauche aux chaussures Gucci...

Je cite le communiqué :
"Répondant sur France Inter à une question au sujet de l’ours dans les Pyrénées, Laurent FABIUS a déclaré sans rire que l’erreur avait été de lâcher des ours « carnivores », alors qu’il existe des espèces « herbivores » qu’il aurait fallu privilégier."

Arrêt sur image. Petit tour sur wikipedia, article Ours, section Régime alimentaire, je cite :
"(Les ours) sont principalement omnivores, bien que certains aient un régime plus spécialisé, comme les ours blancs, essentiellement carnivores, ou le panda géant, qui se nourrit principalement de bambous."

La seule espèce d'ours herbivore étant le panda, il est légitime de se demander si Laurent Fabius songe à relâcher des pandas dans les Pyrénées. S'il est bien sérieux et qu'il sait ce qu'il dit (on n'en doute pas), ceci est une mesure innovante dont la faisabilité doit être étudiée de près : plantage de centaines de mètres carrés de bambous, rasage éventuels de montagnes pour permettre la meilleure implantation de ces nouvelles espèces végétales, pompage de l'eau afin d'assurer leur perennité, bref...

Bref, ça sent le foutage de tronche à plein nez. Fabius, écolo à la noix d'ours...

Je finis en citant la dernière phrase du communiqué, parce que je ne le dirai pas mieux : "Monsieur Fabius méconnaît-il totalement ce dossier, ou fait-il sien le discours mensonger des opposants ? Voilà en tout cas qui tranche singulièrement avec les convictions écologiques qu’il a longuement voulu développer lors de son entretien !"

Lire le communiqué des Verts, daté du 30 août.


Si vous retrouvez l'émission de France Inter, je suis preneuse, juste pour faire travailler mes zigomatiques ! ;)

vendredi 31 août 2007

C'est dans 4 jours, vous y croyez ?

Vous aviez encore échappé aux reportages du JT sur la rentrée, la semaine de 5 jours et les nouveaux rythmes scolaires ?
Vous vous étiez exilés sur une île lointaine, à lire seulement la presse quotidienne de métropole le lendemain pour retarder l'échéance ?
Vous aviez fermé vos murs et vos fenêtres, coupé à la machette votre cable éthernet ou votre borne wifi parce que la rentrée ça vous soule ?

Et pourtant, vous voilà en train de lire ces lignes, alors il me faut vous avertir, (car un lecteur averti en vaut deux, je surveillerai ma courbe statistique ;)... voici un billet dans le sens du temps (ou l'air du vent comme vous voulez), sur la rentrée scolaire.


A Montreuil, s'ouvre, fait relativement exceptionnel, une nouvelle école. Créée à partir de rien et pour absorber le trop-plein d'élèves dans les établissements existants. Projet à coup sûr passionnant pour les élus, techniciens, parents d'élèves et professeurs qui ont participé à la conception.

Le maire s'y est engagé, l'école Louise Michel, puisque c'est son nom, doit ouvrir à la rentrée 2007. Soit dans 4 jours, comptés sur les doigts d'une main.

Petite souris (verte ou pas verte, ça se discute), je me suis glissée dans le chantier et comme je ne farfouine jamais sans mon appareil photo digital (private joke, cherchez pas ;), je vous en ai tiré quelques clichés. On aurait pu intituler ça "la création du monde", "génèse d'une école", "jeux de construction pédagogiques"...

Seule chose c'est : dans 4 jours, tout doit être fonctionnel, voyons si vous y croyez... Echantillon.

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lundi 27 août 2007

Vive les AVV !

De retour des Journées d'été des Verts et avant tout autre billet, je me dois de vous faire la démonstration des qualités et du dévouement des petits bonhommes Verts...

Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont courageux...
Ce sont eux !

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vendredi 24 août 2007

Petits étirements quimpérois (kemperois ?)

Pour se réveiller doucement, commencer par des étirements...
Lever les bras au ciel (en profiter pour l'implorer de ne pas nous tomber sur la tête, le temps gris se maintient sans pluie)
Etirer bien les jambes pour grimper les collines quimpéroises
Faire marcher ses machoires (en parlant, en mangeant des crêpes, de multiples variantes de cet exercice existent)
Et de lui même le blog reprendra vie petit à petit...


Me voici à Quimper, la synthaxe wiki[1] un peu ankylosée, mais la langue toujours bien pendue. La raison de cette énième excursion : les journées d'été des Verts.

L'occasion de confronter nos idées, de rencontrer des spécialistes des questions écologiques et sociales, des élus qui nous racontent leur travail au niveau local, de se donner un peu la pêche en se disant que la travail militant mène à quelque chose !

L'occasion aussi de beaucoup de salive dépensée pour rien, mais c'est une ressource renouvelable, c'est écolo... :)

Jolie ville, temps correct (le comble, pluie à Paris, la Bretagne nous ensoleille...).

Côté réflexions, d'excellents ateliers de la commission "Déplacements et Transports". C'était un peu pour ça que je venais par ailleurs et pour l'instant je ne suis pas déçue. De très bon apports techniques sur l'aménagement et les transports urbains : en guise d'apéritif, les transports de marchandises et livraisons en ville, avec l'exemple du travail mené à Paris par les élus Verts, puis un atelier plus complexe sur le chrono-aménagement et la réduction des vitesses automobiles. Ce dernier dans un cinéma, me rappelant le "bon vieux temps" où nos cours magistraux de Sciences Po étaient dispensé dans les cinéma de St Germain-Odéon pour cause d'amphis en désamiantage ! Et juste ce matin, un atelier sur les "Plans de Déplacement des Entreprises", on est presque plus dans la formation d'élus et l'échange d'expériences/savoir-faire que dans l'atelier de réflexion, mais en tant qu'élève-urbaniste, je me régale.

Notes

[1] = le petit code tout simple utilisé pour rédiger mes billets

lundi 6 août 2007

Hibernation

Tout juste recalé du décalage horaire, le blog sommeille encore.
Et l'hibernation n'a pas tout à fait dit son dernier silence...

Après quelques tombées de sciure et envolées de cendres,
Il émergera en ébrouant des plumes toutes neuves.

Bientôt :)

vendredi 22 juin 2007

Mon sac pour l'Australie

Comme c'est sérieux que je pars dans un coin avec une seule route sur 4 000 km, entourée de cactus, de kangourous, le tout délicatement saupoudré de poussière rouge (enfin sauf si Marion a réussit à tout dépoussiérer pour tout faire beau pour notre arrivée, comme elle l'a promis - mais j'en doute...), il ne faut rien que j'oublie dans ce fameux sac.

Tout en gardant en tête que même si on m'a, à une période, surnommée Mary Poppins, mon sac n'a pas les même propriétés magiques que le sien.

Donc comprenez, il me faut prendre l'essentiel tout en laissant ici le superflu, mais sans rien oublier, ni emporter de bagage excédentaire, sans omettre d'inclure dans le sac les éléments vitaux, tout en limitant la charge totale, en prenant garde de ne pas se priver de choses utiles, sans dépasser le cadre imparti... bref je vous pas des dessins.

Pour l'instant j'ai pensé à :

- une lampe de poche
- des jeux pour les veillées
- des CDs pour écouter dans les vans
- des chaussures pour marcher, des chaussures présentables et des tongs
- des médicaments de secours - incluant la crème spéciale moustiques gros comme mon poing mais que t'arrive jamais à assommer avec le tien...
- la crème solaire spéciale trou dans la couche d'ozone + la normale pour quand j'aurais déjà la peau iradiée
- le maillot de bain
- des serviettes de bain et de toilette
- la trousse de toilette spéciale j'ai-une-valise-où-y'a-pas-de-place-dedans (format carte postale, je vous bats tous ;)
- une écharpe pour le froid hivernal australien (il fait 15° c'est le frimas pour eux !)
- un outil multi-pince pour les interventions d'urgence sur la voiture / la tente / le lecteur CD / un cerveau déglingué (c'est un risque non négligeable)
- un couteau de poche (pas dans le sac de cabine - pas dans le sac de cabine - pas dans le sac de cabine...)
- la carcasse de mon portable, son chargeur (carte SIM sur place)
- des piles rechargeables, leur chargeur
- tous les papiers d'identités indispensables (dans le sac de cabine, eux...)
- le super portefeuille-qui-déchire-sa-race que tu y mettrais même ton diplôme du bac tellement il est grand (faut caser le permis international, il l'ont fait format A5, ça doit être pour pas qu'on le perde...)
- des vêtements bien sûr (je vous passe la liste)
- un chapeau pour protéger ma tonsure parce que je le vaux bien...
- un briquet pour allumer les feux de camp (oui je sais c'est pas orthodoxe, mais les allumettes c'est pas rentable litrement parlant - ça tient une portion trop importante de bouteilles d'eau dans le sac, je vous ai déjà dit que j'en avais droit que à 60 litres ric-rac de volume - des allumettes ça tient au moins une canette de jus d'orange c'est trop !)
- un torchon - on sait jamais ça peut te sauver la vie...

Bon alors, j'en appelle à votre expertise, j'oublie quoi ?
(non c'est vrai j'ai un blog ousque y'a que moi qu'écrit, faut que je vous mette au boulot quand même ! ;)

Pack, pack, pack...

J'empaque, je dépacke, je rempâques et je redépake direct pour rempacketer de plus belle...
Et je sais même plus comment ça s'écrit !

Faut dire que les sacs de toutes tailles, ça me connait maintenant.
Et pourtant je peux vous dire, ça change rien, ça peut être aussi souvent que possible, pour une nuit ou pour un mois, c'est toujours le casse-tête.
Et la complication n'est pas proportionnelle à la taille du sac.
Enfin si presque, inversement proportionnel : plus le sac est petit, plus c'est compliqué.

Mais en l'occurence c'est essentiel, je pars dans l'autre hémisphère, je pourrais pas faire demi-tour en chemin pour récupérer ce que j'aurais oublié...
(déjà je fais des cauchemars en regardant mes émissions de CO2, je vais pas faire refaire du chemin à mon avion, si tant est que ça serait possible ;)

Le challenge est donc le suivant : empaqueter pour 5 semaines incluant camping sauvage, soirée autour du feu de bois, randonnée dans la poussière, conduite d'un van avec des coéquipiers dingos, enterrement improvisé des animaux écrasés sur la route (ça c'est en option, on va tenter d'éviter), chansons en anglais autour d'une guitare américaine (qui a voyagé en australie, attention c'est pas n'importe quelle guitare américaine !), jeux de société pour occuper les grands n'enfants, caresses de kangourous et fouille de poches, baignade dans les trous d'eau sans crocodiles (il parait qu'il faut que je rentre entière donc bon...), photos en bataillons, souvenirs en bataille (ou de batailles - de cartes, de duvets - on a pas de polochons, on fait comme on peut - ou de tout ce qui nous tombera sous la main, ptêtre des cactus ? ;)... dans un gros sac à dos de voyage de 60 litres. (au passage j'ai jamais compris pourquoi on mesure les sacs en nombre de bouteilles d'eau...)

Tout n'est pas perdu tout de même : j'ai une petite liste. Je me sens comme avant de partir en colo. Maman Marion a pensé à tout pour nous. On est cocooné je vous raconte même pas ;) Déjà j'ai mis dans mon petit sac de cabine les boules Kies, le masque ridicule du mec qui fait genre il arrive à dormir dans l'avion (j'ai revu y'a pas longtemps le sketch de Gad à ce sujet, toujours morte de rire) - sauf que je me dis qu'en 22h25 je serai probablement terrassée par le sommeil avant même d'avoir le temps de m'en apercevoir. Comme j'ai du mal à le porter la nuit chez moi, j'ai bien songé à l'essayer dans le RER, pour me faire au truc, mais je me suis dégonflée au dernier moment (rigolez pas, le premier qui ose le mettre ds le métro et qui m'en fais la preuve par photo, je lui paye une bière !), un gros bouquin pour les nuits/jours d'insomnie et les attentes dans les aéroports (les cybercafés sont trop trop chers dans les aéroports, c'est un complot mondial), un gros cahier, à défaut de machine-flugurante-de-la-mort-qui-tue qui me permettrait de vous déverser ma prose directement ici en live.

En parlant de ça (le billet est déjà long et décousu, on est plus à ça près...), j'avais soigneusement blogué au jour le jour au Kenya en janvier (fouillez dans les archives si ça vous intéresse, le début est ), mais les conditions ne seront pas les mêmes cette fois. Plus décontract, plus sauvage, moins de civilisation... Donc on verra (ce que l'avenir nous dira). Peut-être bien que oui, peut-être bien que non, tout est possible comme dirait quelqu'un que je connais ;)

Et même après cette thérapie bloguesque pour tenter de réaliser, j'ai toujours du mal à enregistrer que c'est dans 3 jours que je décolle...


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