J'empaque, je dépacke, je rempâques et je redépake direct pour rempacketer de plus belle...
Et je sais même plus comment ça s'écrit !
Faut dire que les sacs de toutes tailles, ça me connait maintenant.
Et pourtant je peux vous dire, ça change rien, ça peut être aussi souvent que possible, pour une nuit ou pour un mois, c'est toujours le casse-tête.
Et la complication n'est pas proportionnelle à la taille du sac.
Enfin si presque, inversement proportionnel : plus le sac est petit, plus c'est compliqué.
Mais en l'occurence c'est essentiel, je pars dans l'autre hémisphère, je pourrais pas faire demi-tour en chemin pour récupérer ce que j'aurais oublié...
(déjà je fais des cauchemars en regardant mes émissions de CO2, je vais pas faire refaire du chemin à mon avion, si tant est que ça serait possible ;)
Le challenge est donc le suivant : empaqueter pour 5 semaines incluant camping sauvage, soirée autour du feu de bois, randonnée dans la poussière, conduite d'un van avec des coéquipiers dingos, enterrement improvisé des animaux écrasés sur la route (ça c'est en option, on va tenter d'éviter), chansons en anglais autour d'une guitare américaine (qui a voyagé en australie, attention c'est pas n'importe quelle guitare américaine !), jeux de société pour occuper les grands n'enfants, caresses de kangourous et fouille de poches, baignade dans les trous d'eau sans crocodiles (il parait qu'il faut que je rentre entière donc bon...), photos en bataillons, souvenirs en bataille (ou de batailles - de cartes, de duvets - on a pas de polochons, on fait comme on peut - ou de tout ce qui nous tombera sous la main, ptêtre des cactus ? ;)... dans un gros sac à dos de voyage de 60 litres. (au passage j'ai jamais compris pourquoi on mesure les sacs en nombre de bouteilles d'eau...)
Tout n'est pas perdu tout de même : j'ai une petite liste. Je me sens comme avant de partir en colo. Maman Marion a pensé à tout pour nous. On est cocooné je vous raconte même pas ;) Déjà j'ai mis dans mon petit sac de cabine les boules Kies, le masque ridicule du mec qui fait genre il arrive à dormir dans l'avion (j'ai revu y'a pas longtemps le sketch de Gad à ce sujet, toujours morte de rire) - sauf que je me dis qu'en 22h25 je serai probablement terrassée par le sommeil avant même d'avoir le temps de m'en apercevoir. Comme j'ai du mal à le porter la nuit chez moi, j'ai bien songé à l'essayer dans le RER, pour me faire au truc, mais je me suis dégonflée au dernier moment (rigolez pas, le premier qui ose le mettre ds le métro et qui m'en fais la preuve par photo, je lui paye une bière !), un gros bouquin pour les nuits/jours d'insomnie et les attentes dans les aéroports (les cybercafés sont trop trop chers dans les aéroports, c'est un complot mondial), un gros cahier, à défaut de machine-flugurante-de-la-mort-qui-tue qui me permettrait de vous déverser ma prose directement ici en live.
En parlant de ça (le billet est déjà long et décousu, on est plus à ça près...), j'avais soigneusement blogué au jour le jour au Kenya en janvier (fouillez dans les archives si ça vous intéresse, le début est là), mais les conditions ne seront pas les mêmes cette fois. Plus décontract, plus sauvage, moins de civilisation... Donc on verra (ce que l'avenir nous dira). Peut-être bien que oui, peut-être bien que non, tout est possible comme dirait quelqu'un que je connais ;)
Et même après cette thérapie bloguesque pour tenter de réaliser, j'ai toujours du mal à enregistrer que c'est dans 3 jours que je décolle...